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22 septembre 2012

Les "fachos" dans l'oeil de Moscou

Consternant... de bêtise et d'hyperbole délative d'une presse caviardo-gaucharde qui est prête à baisser slip et pantalon pour faire vendre. Le dossier du Nouvel Observateur du 19 septembre 2012 est un ramassis de sophismes, d'approximations et de jugements à l'emporte-pièce. Renaud Dély, si bien nommé, prend un plaisir facile à déverser son fiel sur "une poignée d'écrivains maudits", voire "de seconde zone", tous "reflet du mal-être d'un petit morceau de France plongé dans la mondialisation" (sic.). On appréciera la champ lexical de Renaud Dénonce qui, subliminalement, fait appel à certains réflexes pavloviens de la conscience lobotomisée des lecteurs de l'hebdomadaire de la rive gauche. Les Richard Millet, Renaud Camus, Robert Ménard, Eric Zemmour et autres Elisabeth Lévy ou Ivan Rioufol, sont soit des "poujadistes", soit des "maurrassiens" (donc des antisémites [ce qui ne manque pas de sel car la plupart des honnis sont d'ascendance juive], donc des suppôts des collaborationnistes), en tout cas, tous des "angoissés", des "obsédés", des "racistes", membres à part entière d'une improbable (mais néanmoins réelle, vu de la rive gauche) "amicale brune". Même Philippe Muray est convoqué post-mortem, sommé de s'expliquer sur la néfaste influence qu'il exercerait sur les précités. Tout à sa délicieuse et jouissive entreprise, Renaud Délation cloue son confrère (de droite) Valeurs actuelles au pilori. L'hebdomadaire conservateur est ainsi accusé d'avoir consacré un dossier aux "lyncheurs" (dont Dély est ses copains font partie) "pour assumer une vibrante défenses des '' dissidents'': Millet, Camus, Finkielkraut, Lévy et Eric Zemmour". Ce qui le place d'emblée parmi les "officine[s] de blanchiment d'idées sales enfouies sous une somme d'articles parfaitement respectables", dont le magasine Causeur dirigé par Elisabeth Lévy est le principal laboratoire.

Mais Renaud Délit (d'opinion) ne manque, de surcroît pas de toupet, lorsqu'il ose cette saillie qui serait drolatique si elle n'était pas de mauvaise foi: "car pour ces polémistes, le comble, c'est que le simple fait de contester leurs propos, bref de polémiquer, fait de leurs adversaires d'insupportables censeurs". A l'évidence notre plumitif stipendié se moque du monde. C'est parce que "ces polémistes", ainsi qu'ils les désigne avec condescendance, tentent de parler fort au sein d'un PAF majoritairement et notoirement à gauche, que ce dernier use de tous les moyens pour les faire taire. Ainsi, exeunt Zemmour de RTL (réduit à chroniquer deux matinées hebdomadaires), Ménard de I-Télé, et Millet du comité de lecture de Gallimard. Point de "polémique" pour ces gauchards qui la récuse, surtout quand on n'a pas l'heur de leur plaire, qui ne connaissent que les oukases, les anathèmes et les ostracismes et insultent Voltaire dont ils se gargarisent pourtant à longueur de temps.

Aristide Leucate

19 septembre 2012

Chronique n°3 Parthouse ou mariage?

Relevé par le site Le salon beige dans le mensuel homosexuel, Têtu du 22 janvier 2012:

"On les appelle les «pluri» (pour pluriamoureux), les «triades» ou encore les «trouples», mot-valise composé de «trois» et de «couples», autant d'expressions pour définir une même aventure, celle de s'aimer à plus de deux. On pourrait croire ces configurations amoureuses exceptionnelles? Pas si sûr... [...] Il s'agit toujours d'une histoire d'amour préexistante à laquelle vient s'ajouter un troisième partenaire. En couple pendant plus de cinq ans, Sylvain, 32 ans, et Yoann, 41 ans, forment désormais un trio amoureux avec Jérémy, 29 ans. Depuis plus de trois ans, ils vivent ensemble dans le 20e arrondissement de Paris. [...]"

Qui peut croire que "le mariage pour tous", selon la novlangue socialo-libertaire, n'est pas l'antichambre certaine de l'officialisation future de pratiques telles que l'inceste ou la polygamie, voire peut-être même la zoomanie?

En ouvrant le mariage à des "duos" ou "paires" de même sexe, on ouvre aussi la malle de Pandore d'un complet dérèglement sociétal aux graves conséquences anthropologiques.

Nous suggérons à nos lecteurs, l'ouvrage fondamental de Tony Anatrella, Le règne de Narcisse : Les enjeux du déni de la différence sexuelle, Presses de la Renaissance, Paris, 2005 (sur Amazon).

18 septembre 2012

Chronique n°2: Aux urnes, citoyens étrangers!

"La 50e proposition de François Hollande pour l'élection présidentielle est courageuse et reflète une évolution nécessaire du code électoral français : "J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans."

(...) L'obstacle des mœurs invoqué par François Mitterrand en 1988 n'en est plus un : en novembre 2011, 61 % des Français y étaient favorables. Après de nombreuses tentatives de la part des parlementaires de gauche pour proposer  le droit de vote des étrangers, à l'Assemblée et au Sénat sous des gouvernements de droite, une loi constitutionnelle a été adoptée au Sénat le 8 décembre 2011.

cette mesure changera la nature du corps électoral en France : loin d'être votée à la va-vite, elle doit au contraire être discutée publiquement pour en expliquer la portée et sa contribution à une République réconciliée avec ses citoyens.

A celles et ceux qui nous disent que nous voulons favoriser le communautarisme par cette mesure, nous répondons que c'est au contraire l'inégalité de traitement entre l'élu et ses administrés qui favorise une organisation communautarisée de la société. Aujourd'hui, les étrangers, qui contribuent à la vie locale notamment par l'impôt, sont placés en situation d'invisibilité politique.

A celles et ceux qui nous disent que le droit de vote et la nationalité sont liés, et qu'une telle mesure nuirait à la souveraineté nationale, nous répondons que toute modification de la Constitution est l'expression elle-même de la souveraineté du peuple. Lui seul peut décider, comme il l'avait déjà fait en 1793, d'ouvrir le droit de vote aux étrangers résidant en France pour les élections municipales. C'est donc au peuple souverain de décider de cette ouverture du vote, et les parlementaires que nous sommes ne laisseront pas les forces conservatrices et de l'extrême droite confisquer ce droit aux citoyens.

(...)

Lors du débat de la présidentielle entre M. Hollande et M. Sarkozy, le candidat socialiste fit preuve d'une droiture face à ses engagements qui force le respect. Il refusa de s'engouffrer dans l'amalgame odieux et déplacé de Nicolas Sarkozy, qui associait sans scrupule étrangers, immigrés, musulmans et délinquants.

Comment ne pas être admiratif de ce candidat socialiste fier de ses valeurs, qui a su démonter l'épouvantail du communautarisme brandi par M. Sarkozy, et démontrer la pertinence de cet élargissement du droit de vote pour que la contribution des étrangers, qui sont souvent les parents de citoyens français, soit reconnue ? Pour que leur statut passe enfin de celui d'invisibles à celui d'acteurs de la vie locale. A nous, élus de la République attachés à la vitalité de la démocratie et à sa modernité, d'en faire autant dans les actes."

77 députés du Parti socialiste

Pouria Amirshahi (Français établis hors de France), Nathalie Appéré (Ille-et-Vilaine), Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Serge Bardy (Maine-et-Loire), Philippe Baumel (Saône-et-Loire), Nicolas Bays (Pas-de-Calais), Karine Berger (Hautes-Alpes), Philippe Bies (Bas-Rhin), Gisèle Biémouret (Gers), Jean-Pierre Blazy (Val-d'Oise), Yves Blein (Rhône), Patrick Bloche (Paris), Kheira Bouziane (Côte-d'Or), Isabelle Bruneau (Indre), Gwenegan Bui (Finistère), Jean-Claude Buisine (Somme), Alain Calmette (Cantal), Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantique), Christophe Caresche (Paris), Fanélie Carrey-Conte (Paris), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantique), Marie-Anne Chapdelaine (Ille-et-Villaine), Valérie Corre (Loiret), Pascal Deguilhem (Dordogne), Sébastien Denaja (Hérault), Fanny Dombre-Coste (Hérault), Sandrine Doucet (Gironde), Jean-Pierre Dufau (Landes), Laurence Dumont (Calvados), Martine Faure (Gironde), Alain Fauré (Ariège), Mathias Fekl (Lot-et-Garonne), Richard Ferrand (Finistère), Geneviève Gaillard (Deux-Sèvres), Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), Estelle Grelier (Seine-Maritime), Edith Gueugneau (Saône-et-Loire), Jérôme Guedj (Essonne), Elisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis), Razzy Hammadi (Seine-Saint-Denis), Mathieu Hanotin (Seine-Saint-Denis), Régis Juanico (Loire), Pierre-Yves Le Borgn' (Français établis hors de France), Dominique Lefebvre (Val-d'Oise), Axelle Lemaire (Français établis hors de France), Annick Lepetit (Paris), Arnaud Leroy, (Français établis hors de France), Audrey Linkenheld (Nord), Lucette Lousteau (Lot-et-Garonne), Marie-Lou Marcel (Aveyron), Jean-René Marsac (Ille-et-Vilaine), Martine Martinel (Haute-Garonne), Sandrine Mazetier (Paris), Patrick Menucci (Bouches-du-Rhône), Corinne Narassiguin, (Français établis hors de France), Philippe Noguès (Morbihan), Maud Olivier (Essonne), Christian Paul (Nièvre), Hervé Pellois (Morbihan), Sébastien Pietrasanta (Hauts-de-Seine), Elisabeth Pochon(Seine-Saint-Denis), Michel Pouzol (Essonne), Valérie Rabault (Tarn-et-Garonne), Dominique Raimbourg (Loire-Atlantique), Eduardo Rihan Cypel (Seine-et-Marne), Denys Robillard (Loir-et-Cher), Dolores Roque (Hérault), Gérard Sebaoun (Val-d'Oise), Julie Sommaruga (Hauts-de-Seine), Suzanne Tallard (Charente-Maritime), Thomas Thévenoud (Saône-et-Loire), Jean-Louis Touraine (Rhône), Cecile Untermaier (Saône-et-Loire), Jean-Jacques Urvoas (Finistère), JacquesValax (Tarn), Olivier Veran (Isère), Jean-Michel Villaumé (Haute-Saône). Philip Cordery, (Français de l'étranger),Sébastien Pietrasanta, (Haut-de-Seine)

Source: Le Monde, 17 septembre 2012

Nous renvoyons nos lecteurs à un article que l'un des contributeurs du présent blog avait publié sur le site Enquête et débat, le 6 octobre 2011.